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	<title>Onep &#187; admin</title>
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		<title>Fêtes et Moussems du Maroc</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 12:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fêtes et Moussems du Maroc Parfum de thé à la menthe, fantasias étourdissantes, femmes en robes somptueuses, danses énigmatiques, mélopées envoûtantes &#8230; Au Maroc, les fêtes et les moussems émaillent les saisons de leurs rites anciens. Du nord au sud du Royaume, six cents à sept cents moussems sont célébrés chaque année, véritables villages de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Fêtes et Moussems du Maroc </h1>
<p>Parfum de thé à la menthe, fantasias étourdissantes, femmes en robes somptueuses, danses énigmatiques, mélopées envoûtantes &#8230; Au Maroc, les fêtes et les moussems émaillent les saisons de leurs rites anciens. </p>
<p>Du nord au sud du Royaume, six cents à sept cents moussems sont célébrés chaque année, véritables villages de tentes où se pressent badauds et pèlerins. Grandes fêtes populaires saisonnières, à la fois pèlerinage au tombeau d&#8217;un saint, foire commerciale et lieu de divertissement, les moussems se déroulent une semaine durant, trois jours ou, parfois, une seule journée. </p>
<p>Certains moussems conservent leur, caractère purement religieux, d&#8217;autres sont davantage réputés pour leur souk, leurs fantasias ou leur animation. De même, chaque région aime à fêter ses ressources locales, traditionnellement à la fin des récoltes. Au printemps, la fête des roses célèbre la cueillette de ces fleurs sauvages, qui poussent par milliers dans la région de Kelaa M&#8217;Gouna. Sur fond de tapis colorés et de roses géantes en papier, les jeunes filles aux longues tresses entrecroisées de fils de laine multicolores, dansent, comme soudées l&#8217;une à l&#8217;autre, au son du bendir. Fête des cerises à Sefrou, en été, fête des dattes à Erfoud, en automne, fête des amandiers à Tafraoute, ou fête du miel à Immouzer des Ida Outanane, toutes sont prétexte à réunir des troupes de musiciens et danseurs revêtus de leurs plus beaux costumes traditionnels. La tête recouverte de foulards multicolores ou de piécettes d&#8217;argent, les cheveux tissés de fils d&#8217;argent, parées de colliers de grosses boules d&#8217;ambre brun ou de corail, et de maquillages raffinés au henné, les femmes dansent, en alternance avec les hommes, au son de chants immuables, transmis par les anciens. </p>
<p>Survivance des foires d&#8217;antan, anciennement situées au carrefour de routes caravanières, les moussems étaient aussi l&#8217;occasion, une fois par an, d&#8217;échanges entre régions. Aujourd&#8217;hui encore, le moussem des fiancés, non loin d&#8217;Imilchil, rassemble tous les ans les tribus Ait Haddidou dispersées sur les hauts plateaux de l&#8217;Atlas. Des &laquo;&nbsp;actes de fiançailles&nbsp;&raquo;, promesses de mariage, sont signés par de jeunes couples qui ont, pendant ces quelques jours, l&#8217;occasion de faire connaissance. L&#8217;immense souk aux toiles colorées permet aux populations de se ravitailler et de renouveler leur bétail et leurs outils, avant l&#8217;hiver, où la neige ferme les vallées au monde extérieur pour de longs mois. </p>
<p>A Goulimine, vendeurs et acheteurs Sahraouis se retrouvent en été, durant trois jours, au milieu d&#8217;un gigantesque marché aux chameaux, tandis que les danseuses de gue¬dra, à genoux, toutes entières drapées, ondulent, agitant leurs doigts ornés de henné, dans un rythme syncopé jusqu&#8217;à épuisement. Des fêtes hautes en couleur, reflets d&#8217;une culture populaire à la fois mystique et joyeuse. </p>
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		<title>Sous le signe du henné</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Oct 2011 12:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Beautés de femmes]]></category>
		<category><![CDATA[marocaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous le signe du henné Qui peut inventorier toutes les préparations médicinales traditionnelles, tous les soins de beauté, toutes les superstitions rattachées au henné? Arbrisseau poussant dans les endroits secs, ses petites feuilles vertes et odorantes expriment, plus que toute autre plante, les liens puissants qui unissent les hommes aux éléments de la nature &#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Sous le signe du henné </h1>
<p>Qui peut inventorier toutes les préparations médicinales traditionnelles, tous les soins de beauté, toutes les superstitions rattachées au henné? Arbrisseau poussant dans les endroits secs, ses petites feuilles vertes et odorantes expriment, plus que toute autre plante, les liens puissants qui unissent les hommes aux éléments de la nature &#8230; </p>
<p>Les motifs, géométriques ou floraux, malgré leur aspect improvisé ne sont pas exclusifs à l&#8217;art du henné mais se retrouvent avec une ressemblance frappante dans d&#8217;autres formes d&#8217;expression: motifs de tapis, tatouages, signes Sur les poteries, bijoux &#8230; C&#8217;est dire que ces signes deviennent des miroirs enchantés qui reflètent un monde insaisissable. Seuls quelques indices, comme la présence de l&#8217;œuf sur la table de la nekkacha, et la symbolique universelle de la végétation nous permet de lier cette pratique aux rites de la fécondité. </p>
<p>Parmi les innombrables plateaux d&#8217;offrandes destinées à la mariée, trônent, aux côtés de l&#8217;or et des soieries, de petites feuilles vertes d&#8217;apparence rabougrie dont la symbolique a résisté au temps. Quelle joie à la vue de ce plateau de verdure d&#8217;où s&#8217;échappent les effluves discrètes mais entêtantes d&#8217;une plante associée au bonheur. Variations autour du même thème; certaines pratiques préfèrent la discrétion à l&#8217;étalage: les feuilles de henné seront emprisonnées dans des bourses en tissu vert damassé pour mieux les offrir comme un présent précieux à tous les convives. </p>
<p>La veille de la noce, une cérémonie ancestrale se prépare: le henné, fête des femmes parées de leurs plus beaux atours et réunies autour de la plus rayonnante de toutes, la mariée. Celle-ci, vêtue comme le veut la coutume d&#8217;un caftan vert, confie ses mains et ses pieds à la nekkacha, gardienne des traditions qui, telle une artiste, y dessine à partir d&#8217;une mixture de poudre de henné mélangée à du jus de citron et à de l&#8217;eau de fleur d&#8217;oranger, et prélève, avec un fin bâtonnet, des charmes dont la symbolique est à chercher au plus profond de notre mémoire.</p>
<p>Nous pourrions multiplier les scènes, tellement le henné jouit d&#8217;un statut particulier dans l&#8217;esprit des hommes. La cérémonie du henné, durant le septième mois de la grossesse, est censée faciliter l&#8217;accouchement. N&#8217;oublions pas que le mot &laquo;&nbsp;henné&nbsp;&raquo; se rattache au champ sémantique de &laquo;&nbsp;El m&#8217;hanna&nbsp;&raquo;&#8217;, affection, tendresse. Nos grands-mères disent encore &laquo;&nbsp;Henni bach ihen alikAllah&nbsp;&raquo;, (mets du henné pour que Dieu te couvre de sa tendresse). Si l&#8217;on rajoute en plus les vertus médicinales du henné citées par le grand Ibn Sina, (plus connu en Occident sous le nom d&#8217;Avicenne), dans son Canon de la Médecine, si l&#8217;on pense à tous ses bienfaits dans le domaine de la beauté: coloration et soin des cheveux, hâle et douceur de la peau &#8230; on comprend la place qu&#8217;il occupe dans la société marocaine.<br />
Ainsi les pratiques ancestrales, associant le henné, sont une œuvre de mémoire collective, à la fois figuratives et abstraites, austères et exubérantes, douces et épicées qui nous rappellent cette période &#8211; que la médecine alternative tente de reprendre à son compte ¬où l&#8217;être humain était considéré comme un tout indissociable, fait d&#8217;un organisme, d&#8217;un mental et d&#8217;un affectif.</p>
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		<title>Un jardin du safran à Tnine Ourika</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 12:13:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres articles]]></category>
		<category><![CDATA[Haut Atlas]]></category>
		<category><![CDATA[safran]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jardin du safran à Tnine Ourika En direction de la vallée de l&#8217;Ourika, au pied du Haut Atlas, vous découvrirez le jardin du safran dans le village de Tnine Ourika. Cette exploitation est née d&#8217;une passion pour l&#8217;épice mythique qu&#8217;est le safran; l&#8217;envie des propriétaires de la partager, l&#8217;a fait ouvrir aux visiteurs depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Un jardin du safran à Tnine Ourika </h1>
<p>En direction de la vallée de l&#8217;Ourika, au pied du Haut Atlas, vous découvrirez le jardin du safran dans le village de Tnine Ourika. Cette exploitation est née d&#8217;une passion pour l&#8217;épice mythique qu&#8217;est le safran; l&#8217;envie des propriétaires de la partager, l&#8217;a fait ouvrir aux visiteurs depuis un peu plus d&#8217;un an.</p>
<p>La visite de cette safranière est exceptionnelle lors de la floraison du crocus sativus (nom botanique du safran): les champs se couvrent au petit matin d&#8217;une couleur violette. Les fleurs doivent être cueillies avant le lever du soleil, de manière à être récoltées encore fermées. Le spectacle recommence chaque jour, ensuite les fleurs seront stockées à l&#8217;ombre, émondées, le safran séchera puis sera mis en bocaux. Une découverte que l&#8217;on vous enviera, pour les odeurs, les couleurs, le travail précieux des personnes qui récoltent et préparent ce petit crocus dont le stigmate est appelé « l&#8217;or rouge».<br />
Les visites des champs ont lieu toute l&#8217;année et, au musée, on vous racontera l&#8217;histoire de cette plante de bonheur arrivée au Proche-Orient puis au Maghreb dès le IV&#8217; siècle.<br />
Nous allons vous guider par quelques photographies qui retracent les étapes depuis le bulbe du safran, jusqu&#8217;à la commercialisation sous forme de stigmates. </p>
<h2>Bulbes de crocus Sativus </h2>
<p>Bulbes de crocus Sativus qui viennent du Souss marocain (Taliouine, fief du safran au Maroc depuis quatre siècles). La qualité du produit dépend de plusieurs paramètres. Le premier de la chaîne est la taille du bulbe qui est mis en terre entre début septembre et la mi-octobre; sa circonférence doit être supérieure à huit centimètres. Ce bulbe est mis à sécher à l&#8217;air pendant un mois avant d&#8217;être mis en terre; cela permet d&#8217;éliminer les parasites et les bulbes malades.<br />
Il faut compter sept tonnes de bulbe pour un hectare de terre. Le sol est également préparé: il est aéré et fertilisé et reçoit soixante-dix tonnes de fumier à l&#8217;hectare.<br />
Les bulbes sont posés par groupes de quatre, à vingt centimètres de profondeur et sept centimètres d&#8217;écartement. Les rangées sont distantes de dix centimètres. Le bulbe-mère va se diviser et donner plusieurs bulbes-filles qui seront déterrés au bout de cinq années et replantés. Cette plante est triploïde (trois chromosomes), stérile, ne donnant pas de graine et sans possibilité de pollinisation; elle n&#8217;existe donc pas à l&#8217;état sauvage. Seul l’homme peut assurer sa perpétuité. </p>
<h2>Germination du bulbe </h2>
<p>Le crocus Sativus est particulièrement adapté à notre environnement, la vallée de l&#8217;Ourika souffre comme beaucoup d&#8217;autres régions du Maroc de la sécheresse. Or le crocus est en repos végétatif de mai à août, les quatre mois les plus secs de l&#8217;année, pendant lesquels on arrête justement l&#8217;irrigation. On la reprend en septembre, une fois par semaine, ce qui va initialiser la germination. Cette période va durer un mois pendant lequel on voit apparaître les radicelles et les grosses racines. </p>
<h2>Axes végétatifs </h2>
<p>Ils vont arriver après la germination; c&#8217;est l&#8217;axe qui renferme les feuilles et les futures fleurs.<br />
Ces axes tracent le chemin du sous-sol à la surface de la terre. Ils sont rigides et résistants, capables de déplacer une pierre de cent grammes. Dès son contact avec l&#8217;air la gangue qui entoure l&#8217;axe végétatif se liquéfie et laisse apparaître les feuilles. </p>
<h2>Feuilles de crocus Sativus</h2>
<p>Un mois et demi après la mise en terre, la végétation démarre. </p>
<h2>Floraison </h2>
<p>Elle débute fin octobre et se prolonge jusqu&#8217;à fin novembre, la fleur est dans un axe floral entouré d&#8217;une membrane blanche, transparente, appelée spathe. Au petit matin la fleur va percer son voile et apparaître. Elle va rester fermée tant que la chaleur du soleil ne l&#8217;a pas encore réchauffée. </p>
<h2>Fleur de safran </h2>
<p>Elle possède six pétales mauves, trois étamines jaunes et un pistil. Le pistil se compose d&#8217;une partie initiale de couleur blanche qui est le style et qui se prolonge par les stigmates rouges qui donneront le safran. </p>
<h2>Cueillette des fleurs </h2>
<p>Il faut la faire au petit matin avant que les fleurs ne s&#8217;ouvrent. Elle nécessite vingt personnes par hectare et dure environ une heure et demie à deux heures. </p>
<h2>Fleurs cueillies </h2>
<p>Elles sont fermées. Ceci constitue une protection pour les stigmates rouges que l&#8217;on voit dépasser; la fleur les préserve de la lumière, de la poussière et des traumatismes de la cueillette. Elles sont stockées à l&#8217;ombre. </p>
<h2>Émondage </h2>
<p>Cette opération consiste à séparer les stigmates rouges du reste du pistil. C’est une étape déterminante pour la qualité finale de l&#8217;épice. Les fleurs doivent être émondées dans la journée pour conditionner un produit frais qui soit resté le moins longtemps possible au contact de la lumière.<br />
Il est primordial que seule la partie rouge soit sélectionnée; elle seule contient les principes actifs du safran. Si l&#8217;ensemble du pistil est gardé, la partie blanche absorbe l&#8217;arôme des stigmates et ne la restitue pas dans les plats. Par ailleurs ce travail doit être minutieux pour ne pas retrouver des débris végétaux et autres impuretés. Pour obtenir un gramme de safran sec, il faut émonder cent cinquante fleurs.<br />
Va suivre une autre étape qui est le séchage du produit frais qui se fait dans des appareils à air pulsé chaud; cela permet d&#8217;obtenir un séchage rapide en une vingtaine de minutes avec un produit qui ne s&#8217;empoussière pas et surtout ne s&#8217;oxyde pas, ce qui est le cas quand le séchage est fait à l&#8217;air libre. Un local fermé, à l&#8217;abri de la lumière est réservé à cet effet. Au cours du séchage, le safran frais va perdre les Ms&#8217; de son poids.<br />
Après le séchage, il faut laisser le produit refroidir puis le stocker toujours à l&#8217;abri de la lumière dans des conditionnements alimentaires hermétiques. </p>
<h2>Variations botaniques </h2>
<p>La majorité des pistils donnent trois stigmates; néanmoins on peut trouver jusqu&#8217;à sept stigmates par pistil. Ce serait intéressant de savoir de quel bulbe vient ce pistil mais les fleurs étant cueillies fermées, cela n&#8217;est possible que dans le cadre d&#8217;une démarche de recherche scientifique de longue haleine. </p>
<h2>Croissance des feuilles </h2>
<p>À la fin de la période de floraison, les feuilles ont atteint une dizaine de centimètres. Elles vont continuer de croître jusqu&#8217;à fin avril; à ce moment-là elles mesurent environ cinquante centimètres. Va alors démarrer le repos végétatif de la plante; les feuilles vont sécher et seront &#8216;fauchées. Le crocus Sativus entame alors sa longue dormance de l&#8217;été. </p>
<h2>Comparaison de deux safrans </h2>
<p>On reconnaît le safran séché à sa couleur hétérogène qui contient des parties rouges, des parties jaunes et blanchâtres. Il est également terne du fait de son oxydation par séchage à l&#8217;air 1ibre.<br />
Le safran traité a une couleur vive, qui tire sur le rouge bordeaux. </p>
<h2>Contrefaçons </h2>
<p>Le safran est un produit cher; il est nommé « l&#8217;or rouge ». De ce fait il est sujet à falsification.<br />
De nombreuses plantes ressemblant au safran peuvent lui être adjointes: des étamines de safran, des fragments divers non identifiés, du carthame et des pétales de fleur de soucis. On peut trouver également de la barbe à maïs &#8230;<br />
Quant au safran en poudre, il est impossible de donner une liste exhaustive de tout ce que l&#8217;on peut y trouver aussi bien en végétal qu&#8217;en minéral. Un produit que vous frottez entre vos doigts après l&#8217;avoir humidifié et qui colore autrement qu&#8217;en jaune, n&#8217;est pas du safran. </p>
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		<title>Une exclusivité marocaine: l&#8217;arganier</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 14:00:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une exclusivité marocaine: l&#8217;arganier On ne présente plus l&#8217;arganier, cet arbre aux multiples usages qui ne se trouve qu&#8217;au Maroc. Son fruit, la noix d&#8217;argan, est connu pour ses vertus culinaires, pharmaceutiques et cosmétiques. L&#8217;huile d&#8217;argan est très prisée pour assaisonner les salades, aromatiser le couscous, ou relever de nombreux plats. Sa forte teneur en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Une exclusivité marocaine: l&#8217;arganier </h1>
<p>On ne présente plus l&#8217;arganier, cet arbre aux multiples usages qui ne se trouve qu&#8217;au Maroc. Son fruit, la noix d&#8217;argan, est connu pour ses vertus culinaires, pharmaceutiques et cosmétiques. L&#8217;huile d&#8217;argan est très prisée pour assaisonner les salades, aromatiser le couscous, ou relever de nombreux plats. Sa forte teneur en acides gras insaturés fait de l&#8217;argan un remède efficace pour lutter contre l&#8217;artériosclérose. Les propriétés de la noix d&#8217;argan ne manquent pas: sous forme d&#8217;huile de massage ou de crème, on l&#8217;utilise pour les soins de la peau et des cheveux, pour faciliter la cicatrisation, pour soigner les rhumatismes, la varicelle, l&#8217;acné &#8230; Son bois est également exploité comme combustible, pour la menuiserie. Quant à son feuillage, il est utilisé pour le fourrage. </p>
<p>De part toutes ces propriétés, l&#8217;arganier est considéré comme une source de revenu ou de nourriture non négligeable pour l&#8217;usager. L&#8217;arganeraie représente 7% du couvert forestier marocain. Malheureusement, l&#8217;arganier est, aujourd&#8217;hui, victime de son succès. Exploité et surexploité, des milliers d&#8217;hectares ont déjà disparu et disparaissent encore à la vitesse de 600 hectares par an des zones arides du sud-ouest marocain. Au cours de ces 45 dernières années, la densité est passée de 100 arbres par hectare à 40.</p>
<p>Sa sauvegarde fait pourtant l&#8217;objet d&#8217;un dahir: celui du 4 Mars 1925. Ce dahir reconnaît le rôle social traditionnel de l&#8217;arganier et par conséquent propose une &laquo;&nbsp;réglementation plus souple&nbsp;&raquo; que &laquo;&nbsp;l&#8217;application pure et simple à ces forêts des règles protectrices établies dans l&#8217;intérêt général&nbsp;&raquo;, règles, en effet, qui interdisent toute exploitation touchant les arbres et l&#8217;utilisation du sol. </p>
<p>Interdire l&#8217;exploitation de l&#8217;arganier serait en effet irraisonné, d&#8217;autant plus qu&#8217;il est le seul arbre forestier qui donne des fruits. Plus tard, le 1ére mai 1938, un arrêté précise l&#8217;intérêt écologique de l&#8217;arganier: «il importe d&#8217;en assurer la protection et la conservation afin que ces boisements continuent à jouer leur rôle physique sur l&#8217;hydrologie et la climatologie de la région&nbsp;&raquo;. Ce même arrêté définit plus précisément les droits de jouissance sur les boisements d&#8217;arganier. Par exemple, concernant le ramassage et la vente du bois mort, il est stipulé que son colportage peut se faire &laquo;&nbsp;à dos d&#8217;homme ou à dos d&#8217;animal, à l&#8217;exclusion de tout autre moyen de transport&nbsp;&raquo;. Une façon de limiter sa commercialisation à une dimension humaine. La cueillette des fruits et l&#8217;utilisation des sols pour le parcours des troupeaux sont de la même façon soumise à certaines conditions. </p>
<p>Une législation s&#8217;avère donc nécessaire pour sauvegarder cette relique du tertiaire qui appartient au patrimoine marocain. Mais il est difficile de surveiller les 828 000 hectares d&#8217;arganeraie: on compte 2 gardiens pour 30 000 ha. Par conséquent, les abus sont fréquents: surpâturage, surexploitation du bois, défrichage intempestif en faveur d&#8217;une agriculture intensive &#8230;</p>
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		<title>L&#8217;arganier d’Essaouira,  Agadir, Taroudant et Safi</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 14:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Huile d'argan]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;arganier d’Essaouira, Agadir, Taroudant et Safi L&#8217;arganier doit être protégé, non seulement parce qu&#8217;il joue un rôle majeur dans la lutte contre la désertification des zones arides où on le trouve &#8211; il maintient les sols et les protège de l&#8217;érosion hydrique et éolienne &#8211; mais aussi et surtout parce son rôle au niveau social [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>L&#8217;arganier d’Essaouira,  Agadir, Taroudant et Safi</h1>
<p>L&#8217;arganier doit être protégé, non seulement parce qu&#8217;il joue un rôle majeur dans la lutte contre la désertification des zones arides où on le trouve &#8211; il maintient les sols et les protège de l&#8217;érosion hydrique et éolienne &#8211; mais aussi et surtout parce son rôle au niveau social et économique est primordial. Il assure en effet la subsistance de près de 3 millions de ruraux grâce à son utilisation pour le pâturage, l&#8217;alimentation et le bois de chauffage. Il permet ainsi de freiner l&#8217;exode rural en stabilisant les populations dans les campagnes. </p>
<p>Il semble donc peu recommandé de mettre en place une politique drastique, résolument environnementale, qui interdirait purement et simplement toute exploitation de l&#8217;arganier, mais qui inciterait les populations à l&#8217;exode rural. De nombreuses organisations environnementales marocaines et même internationales s&#8217;intéressent de près à cette problématique. De multiples programmes sont  lancés ou seront lancés prochainement dans les différentes provinces où l&#8217;on trouve l&#8217;arganier: Safi, Essaouira, Agadir, Taroudant, Goulimine et Tiznit. Ces programmes ont pour objectif d&#8217;introduire une source alternative au bois d&#8217;arganier. Il s&#8217;agit tout d&#8217;abord de reboiser avec non seulement des arganiers mais aussi des eucalyptus. Ensuite, pour trouver une alternative au bois de feu, les organismes tentent d&#8217;introduire les panneaux solaires ou construisent des fours &laquo;&nbsp;améliorés&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à dire fonctionnant au gaz. </p>
<p>L&#8217;autre solution pour sauvegarder, voire développer l&#8217;arganeraie est de convaincre la population du gain qu&#8217;elle peut en retirer, de part notamment la valorisation de l&#8217;huile d&#8217;argan. Dès lors, il est certain que les habitants eux-mêmes, conscients de leur intérêt à faire pousser de l&#8217;arganier, développeront et protégeront cette source de richesse. Pour ce faire, des coopératives se mettent progressivement en place. Les femmes habituées à extraire l&#8217;huile d&#8217;argan de façon traditionnelle continuent ainsi leur activité non plus d&#8217;une façon isolée mais au sein d&#8217;une coopérative. Ce qui permet parallèlement d&#8217;étudier les méthodes traditionnelles et d&#8217;envisager l&#8217;apport d&#8217;un minimum de technologie pouvant alléger l&#8217;effort physique et améliorer les conditions d&#8217;hygiène, notamment en ce qui concerne l&#8217;étape du pressage et de l&#8217;extraction de l&#8217;huile. </p>
<p>Les coopératives ont également pour but d&#8217;offrir une activité alternative à celle qui est liée à l&#8217;exploitation de l&#8217;arganier. C&#8217;est pourquoi, d&#8217;autres activités professionnelles, éducatives et sociales sont proposées: broderie, planification familiale, alphabétisation &#8230; Pour les hommes, dont la principale activité était la commercialisation du bois d&#8217;arganier, de nombreux thèmes sont également proposés: élevage, pêche côtière, apiculture, machinisme agricole &#8230; Le plus étonnant est de voir naître, au sein de ces coopératives, des démarches marketing qui transforment les producteurs, simples exécutants répondant à une offre et à la merci du prix proposé, en de véritables commerciaux et négociants fixant eux-mêmes leurs prix. </p>
<p>Autour de l&#8217;arganier, c&#8217;est donc un large programme non seulement environnemental mais aussi économique, social et éducatif qui se met en place grâce aux organisations locales et avec l&#8217;appui de grands organismes internationaux dans les milieux ruraux de I&#8217;arganeraie.</p>
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